2008-03-25

La fin

Alors voilà, on y est

Ceci est la fin d'un blogue. Il n'est trop lié à la quête que j'ai mené, il a été une partie importante de ma vie pour un certain temps, maintenant je sens qu'il doit fermer. Trop de souvenirs y sont rattachés, je ne peut plus y écrire d'autres histoires. Je ne savais pas combien de temps je m'investirais dans le projet, je suis fier qu'il ait duré un bon moment.

Je suis vraiment content d'avoir répandu mon fiel sur cette toile, d'avoir pu laisser une trace de mon passage. Alors je ne peux que vous faire mes plus humbles remerciements.

Merci Myriam, merci Ani, merci J-P, merci à tous ceux et toutes celle qui ont pu apprécier ce que je pensais.

Et

Merci Alex pour avoir lu et avoir aimé,
pour cet incroyable goût de vivre qui te possède

Merci :)

2008-03-13

Une seule façon de voir les choses

Advienne que pourra, laisser les choses aller, faire confiance à la vie...

Je ne peux me permettre plus

Juste de continuer à vivre, de me mettre la tête dans les études pour réussir, de me chercher une job que je vais aimer, de chercher à guérir mes blessures. Je n'ai jamais eu le coeur autant à vif, la tête aussi déréglée. J'ai envie que ça arrête de faire mal, j'en peux plus, pourtant j'ai pas le goût d'oublier, mais faut que j'oublie pour l'instant, car les souvenirs font trop mal.

Un jour à la fois, faire confiance à la vie, ce sont de terribles clichés, mais ils me réchauffent ce coeur qui a froid depuis quelques jours...

2008-03-10

Le paradoxe

Ce soir, je vais faire le move le plus difficile que j'ai eu à faire dans ma vie...

J'angoisse à chaque seconde, j'ai pas envie de le faire et pourtant je n'ai pas le choix. Mais c'est nécessaire pour toi et pour moi. Il faut le faire parce que je te respecte et que j'ai pas envie de gâcher tous les beaux moments qu'on a eu ensemble, il faut le faire parce qu'on peut pas toujours vivre avec une épée de damoclès au dessus de la tête à chaque jour.

Et j'ai toujours cette certitude que si l'on est vraiment faits un pour l'autre, la vie va faire en sorte qu'on se retrouve après un bout de chemin fait l'un sans l'autre. Il y a quelques mois de ça, on avait décidé d'aller chacun de notre côté et le lendemain, par hasard, la vie nous a fait comprendre qu'il nous restait encore un bout de chemin à faire ensemble. J'ai toujours pensé que notre histoire se vivrait comme ça, peut-être que je suis trop romantique au fond. Je pense encore, avec la pire des douleurs qui me frappe en dedans, que tu es la femme de ma vie et que plus tard nos enfants et notre vie commune vont nous apporter un bonheur immense.

Alors même si ça semble totalement fou comme idée, je le fais par amour pour toi, par amour pour ce que nous sommes.

Je t'aime ma belle brune, ma belle châtaine, mon amour, ma chérie, mon ange, ma cocotte...

Tu vas rester pour toujours dans mon coeur, tu m'as appris tellement de choses, tu m'as fait devenir un homme meilleur, plus fort et plus conséquent dans ses actes.

Et toi ma belle tu as tellement progressé depuis ce jour où tu étais assise sur le terrain, toute mélangée par la vie... tu étais pourtant si lumineuse. J'oublierai jamais ce moment la, j'oublierai jamais toutes les belles choses qu'on a faite ensemble, j'oublierai jamais ce grand tunnel-chemin qu'on a creusé hier.

Je sais que pour qu'on s'oublie, va falloir arrêter de penser qu'un jour on va être ensemble, pourtant je peux pas m'empêcher d'y croire comme je l'ai pensé à ce fameux premier jour où je t'ai vu, le jour qui aura changé ma vie à jamais.

Je t'aime ma cocotte


Jeff, ton intense pour toujours...

2008-03-02

Le délice des mots

Si je ne peux user régulièrement de ma tribune, vaut mieux que je la donne à ceux qui, d'une manière ou d'une autre, m'inspirent...

Steve Proulx: Un gars dont les propos résonnent à mes oreilles. J'aime sa vision des choses, sa vision de la "patente" médiatique. J'en reviens pas de constater son objectivité malgré le fait qu'il soit en plein dedans.

Marie-Claude Lortie
: La pertinence de sa pensée sur la femme actuelle me fait plaisir à lire. On est très loin de lise payette (à mon avis une folle ancrée dans le passé, dans une époque qui ne lui correspond plus...). Elle livre un regard moderne et me réconcilie avec le féminisme (un mot qui d'ailleurs peut prendre bien des sens selon les gens)

Nelly Arcand : Sans détour. Elle livre les choses de manière crue, on sent les tourments de son passé, sa vision extra-lucide de ce qui l'entoure me fait halluciner. On sent que pour elle, l'excitation peut passer toujours très prêt du dégoût.

Marie-Louise Arsenault : Une fille allumée, épanouie, qui s'interesse tant à la politique qu'au showbizz, le tout présenté sans prétention, elle sait livrer et analyser de manière fantastique des mots et des répliques semblant au départ sans intérêt. Elle arrive à déceler dans l'air les tendances avant même qu'elle ne se conceptualisent dans l'esprit des gens.

Lilith et son Intranova: Avec elle, les mots sont délicieux, ils se lisent et se goûtent tout à la fois.
C'est une amoureuse de la vie qui arrive à déceler les merveilles du quotidien tout en restant les deux pieds sur terre.


Ce sont surtout lui et elles qui m'inspirent et me redonnent tranquillement le goût d'écrire sur ma tribune, celle qui maintenant vit (et survit) depuis plus d'un an déjà.

Pour certains, ça peut paraître peu, mais pour moi c'est tout un accomplissement.

2008-02-29

Nous sommes

Je pouvais quand même pas laisser passer février au complet sans jeter mon fiel sur la toile. Alors me revoilà, encore assis au même endroit à l'uqam là ou tout a commencé, le jour où j'ai décidé que c'en était assez du bordel qui régnait continuellement dans ma tête.

Le bordel est encore là, il y a déjà eu beaucoup d'améliorations c'est clair, il en reste beaucoup.

J'ai pas envie de revenir au même point... et je me sens glisser. La pente est douce, presque sans angle, et elle me conduit directement au plus bas. Alors je met le frein.

Je suis dans un autre carrefour de ma vie, dans une autre zone ambigue où les décisions à prendre vont toutes apporter des conséquences. Plus j'avance et plus je me rend compte qu'on est continuellement à la croisée des chemins, que chaque décision nous amène encore plus loin dans l'affirmation de ce que nous sommes. Je sais, ça peut paraître vraiment cucul ce que j'écris, ce l'est effectivement, mais ça veut pas dire que c'est n'importe quoi.

Ya des jours où je voudrais être comme ce Hervé Joncourt dans le roman Soie, un gars qui laisse couler sa vie sans trop intervenir, un gars qui se laisse emporter par la vague. Je me rend compte que je ne serai jamais comme ça, à ma plus grande peine et mon plus grand bonheur.

Ça me rappelle cette chanson de Stéphanie Lapointe (la seule participante de star académie potable) sur son excellent premier album:

Nous sommes ce que nous sommes, ici
Nous sommes ce que nous sommes, ainsi...

2008-01-16

Je

Je serais fou de dire que je connais mes meilleurs moments. En fait, je suis un peu perdu face à toutes ces éternelles remises en question que je devrais peut-être arrêter de m'imposer.

J'ai rarement été aussi égoiste que depuis un certain temps. Je ne pense qu'à mon petit nombril parce que peut être que j'ai trop pensé à celui des autres. J'dois avouer que je me suis foutu de pas mal trop de choses et ça commence à me rattrapper.

Alors que les vacances de l'an passé s'étaient faites sous le signe de la récupération, celle de cette année ont complètement manqué l'objectif, j'en suis ressorti avec bien des interrogations.

Je m'étais donné un mois pour prendre une décision, c'est maintenant fait.

Je choisi de me tenir debout devant mes peurs et mes angoisses. Je choisi de persévérer dans la vie que je mène en ce moment parce qu'elle en vaut vraiment le coup. Je la choisi elle et je les choisis eux. J'en ai marre de la fuite, j'ai pas le goût de recommencer à zéro. J'aime ma vie, mes amis et je l'aime elle.

Et c'est mon dernier texte avant longtemps comportant autant de je.

2008-01-14

D'ici quelques jours,

D'ici quelques jours, ça fera un an que j'ai commencé ce blogue. Même si la fréquence des posts s'est beaucoup atténuée, je suis encore satisfait de l'endroit. Un blogue, au delà de la popularité et de l'interaction, ça permet de se voir à un autre moment, ça aide à faire le point sur ce qu'on devient. C'est pas comme regarder un album photo où les événements sont cachés à l'arrière des visages.

Je peux pas m'empêcher de constater que les moments où je blog beaucoup sont ceux où je passe trop de temps à rêver ma vie. Non, j'ai pas envie de tomber dans les clichés, mais ya une part de vérité la dedans.

La chose que je trouve bien dans tous mes écrits, c'est que je peux percevoir, entre mes lignes, ces moments de l'hiver dernier où je commençais à savoir vraiment ce que je voulais faire avec ce que j'étais, ces moments où je me sentais prêt à aimer et à l'être, la confiance qui recommençait à m'habiter à force de me rebâtir.

Puis, le printemps est arrivé et j'étais plein d'espoir, j'avais retrouvé le truc qui brûle en dedans et qui m'allait si bien quand j'étais plus jeune. Je suis parti en voyage aux Mexique à la fin des cours, je suis revenu dans ma ville natale pour rencontrer une fille incroyable, celle que j'attendais depuis quelque temps déjà. J'ai passé l'été à me donner à fond sur une terasse ensoleillée et à terminer mes soirée devant le comptoir du bar, une rickards à la main et des amis tout autour. Puis encore un voyage à Charlevoix pour quelques jours d'exode.

Le retour à Montréal n'a pas été facile, plein de choses ont déboulé en même temps, ma copine a voulu prendre un break et mon monde s'est écroulé. Contrairement à trop souvent dans ma vie avant, j'ai décidé de pas lâcher et de vivre le moment au lieu de fuir, d'aller voir ailleurs. J'ai pas regretté ma décision.

Puis, l'automne a passé au rythme des hauts et des bas, plus de hauts heureusement.

Au temps où je postais quoditiennement

2008-01-06

Mais ça, c'est une autre histoire

J'en parle souvent, Montréal m'intrigue, m'obsède, me désole et me charme tout à la fois. C'est encore plus vrai quand je reviens de la campagne, là où tout est tranquille, là où tout est silence et là où le temps semble compté à la journée au lieu d'à la minute.

Ce qui m'intrigue le plus ces temps-ci, c'est le bruit. Parce que même si cette ville est indéniablement bruyante (encore là, c'est relatif quand je pense aux klaxons de New Delhi qui résonnaient dans ma chambre d'hôtel en pleine nuit, voyez-vous les Indiens utilisent leurs klaxons pour signifier leur présence et comme ya trop d'Indiens en Inde, imaginez la belle symphonie..mais bon, ça c'est une autre histoire...).

Mais au delà de bruit ambiant, c'est l'absence de bruit que je réalise; l'absence de discussions dans le métro et dans le bus. Ce genre de règle non écrite qui nous empêche de parler à notre voisin de siège. C'est une règle stupide, il va s'en dire, surtout compte tenu du niveau de volume vocal exubérant que préconisent les utilisateurs de cellulaire (pensons seulement à l'Âge des ténèbres).

J'étais à la patinoire du parc Lafontaine en pleine partie de hockey et ça m'a frappé. C'était le silence le plus complet. Absence de communication, comme si personne osait parler...un genre d'omerta public.

C'est peut-être parce que on laisse les machines parler et agir à notre place, elles font tellement de bruit maintenant.

Ça me rappelle ce matin de fin de semaine l'an dernier où j'ai croisé un nouvel arrivant. Le gars connaissait pas nos règles non écrites montréalaises et a tout de suite voulu entamer une discussion. C'était un Algérien d'environ 30 ans, un gars sympathique qui donnait tout de suite l'impression d'être un ami de longue date, un gars souriant et fraternel, comme beaucoup d'arabes que j'ai connu en voyage. Il en revenait tout simplement pas que les gens ne se parlent pas dans le bus, que personne ose entrer en contact. Il ne connaissait pas le fonctionnement de notre bulle I Pod - Cell - DVD - Techno shit. Il était encore vierge de tout ça...

Il se contentait tout simplement de parler à un autre gars, dans le bus...

2007-12-12

En plein coeur

Je viens de terminer l'Âge des ténèbres. Je suis encore dans ce fameux moment à la fin d'un film où on se sent encore transporté par les émotions et les images qui nous ont envahi.

C'est comme si j'avais reçu un coup de poing en plein coeur. Même si c'est une vision hyper cynique de la vie, je me suis reconnu dans ce Arcand là, dans cette vision désolée, tout en étant quelque fois porteuse d'espoir, de la vie. Une vie sans trop d'échapatoire, sans trop de solution, mais tout de même un filet d'espoir, un tout petit filet... faut juste le arriver à le tenir du plus fort qu'on peut, sans le couper par acharnement.

Au fond ce que je réalise avec le temps, c'est qui faut juste pas se laisser avaler par la vie. Faut pas se laisser entraîner au fond. Peut-être qui faudrait seulement être tous plus naïfs, un peu comme des dopés à la religion qu'on voit dans les reportages au Bangladesh. Allah Agba, les voix de Dieu sont impénétrables, le fameux mystère de la vie, celui qu'on implore quand on arrive plus à respirer après que la vie nous ait envoyé ses fameux coups de barre en plein visage.

Pourtant, faut pas croire que je suis si délusionné par la vie. Tient, je suis un peu comme Arcand dans ces entrevues, je crois souvent que tout est trop absurde pour en pleurer trop longtemps. Je ne baigne pas dans le malheur, peut-être que je me contente seulement de le cracher sur la toile afin qu'il y colle et qu'il y reste pour pas qu'il n'envahisse ma vie comme trop souvent on le fait.

C'est peut-être elle qui me fait croire en tout ça, parce qu'avant j'étais franchement désillunionné et lucide. Aujourd'hui, ya une certaine vision idéalisée des choses en laquelle j'ai recommencé à croire.

Je m'inspire d'elle qui me fait réaliser que mon coeur n'est pas une pierre froide et que l'amour peut y couler doucement, de lui qui me convainc que faire travailler mon encéphale peut m'apporter un réel plaisir, de eux qui me font penser que l'amitié peut apaiser les plus grandes angoisses. Pourtant, je ne peux m'empêcher de te croire Voyou quand tu craches ton dégoût, de croire Arcand dans son cynisme extrème et de penser que tous ces prophètes de malheur qui envahissent depuis toujours les espaces publics pour annoncer la fin du monde n'ont, en quelque part, que trop raison.

Un paradoxe vivant, je suis