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2009-10-05

Time flies

Ça faisait un bout de temps que je ne m'étais senti aussi croche dans une journée.

Jusqu'à quel point on provoque ce qui nous arrive? Jusqu'à quel point notre subconscient nous dirige?

Ce soir, je m'amuse à déconstruire ce qui m'entoure. Et je réalise que tout ce qui se retrouve dans cette chambre qui m'encercle est le résultat direct d'une ou plusieurs décisions prises durant les 20 dernières années.

Et ce couplet d'une chanson de Porcupine Tree


But after a while
You realize time flies
And the best thing that you can do
Is take whatever comes to you
'Cuz time flies



Oui, le temps passe, je le réalise de plus en plus. J'ai souvent l'impression de forger ma vie au ralenti, à feu doux. Les choses avancent à leur rythme, mais jusqu'à quel point c'est moi qui décide de leur vitesse?

Tout, ou presque, file à la vitesse de ma volonté.

2009-10-03

All I need

Cet après midi, je suis emporté par Mistral, par la poésie musicale de Porcupine Tree, par la voix aérienne de Tom Yorke, par Gabrielle qui vient brusquement d'entrer dans mon esprit, par Muse, Leonard Cohen, Sigur Ros, Karkwa.

Passionné par l'écoute, tellement de gens qui ont tellement de chose à dire, et si peu de gens pour les écouter vraiment. Si peu de gens qui souhaitent échanger au lieu de seulement se valoriser dans une discussion. La valorisation réelle, celle qui nous reste et nous conforte, vient de l'échange et non de l'affirmation à un auditoire distrait par ses propres méandres qui ne cherche seulement qu'à ajouter une brique au dessus de la nôtre.

Dans une société ou les gens croient qu'ils ne peuvent que se réaliser en s'affirmant le plus intensément possible, le font-ils réellement ou plutôt s'isolent dans leur réalité?

Parce que le paradoxe est là.

2009-08-01

Jim

Il est là, couché sur le lit d'hôpital. Les yeux un peu dans le vide, le regard flou. Pourtant, il est là. Avec une masse au cerveau en moins. Avoir le mot tumeur qui n'est plus rattaché au cerveau.

Quand je suis à côté de lui, j'essaie de pas lui montrer comment ça peut me faire refléchir ce qu'il vit. On parle de tout et de rien et on repousse la déprime le plus loin possible.

Quand je sort de la chambre, j'ai les yeux pleins d'eau.

2009-06-14

Le culte

Partout, la belle fille. Dans les endroits les plus inattendus, la belle fille parade pour vendre un produit, un rêve. La belle fille vend autant aux jeunes et moins jeunes hommes qu'aux femmes et moins jeunes femmes.

Objet de désir, d'envie perverse, d'envie d'être comme elle, d'être elle.

Elle tourne à l'obsession. En sa présence, souvent, je ne suis que trop souvent déçu, si seulement elle pouvait m'apparaître figée, à travers un papier glacé. Trop souvent, elle ne me permet d'évasion seulement lorsque qu'elle est imprimée, à l'encre d'un arc-en-ciel de couleur tout droit sorti d'une presse quelconque, d'un magazine quelconque pour finalement me proposer un rêve qui, plus je m'en approche, devient quelconque.

2009-03-17

Peur au ventre

D'être incapable de constance

2009-03-08

Anonyme

Des souvenirs qui me reviennent. Un retour à des choses pas complètement enterrées, pas complètement blanchies à la chaux, pas complètement oubliées.

Peut-être qu'elle me reviens en tête parce qu'elle a été pendant longtemps témoin de ma vie, de mon affection, de ce que je ressentais en dedans. Une association.

Pour la première fois depuis un bon bout de temps, quelque chose me manquait, quelqu'un me manquait. Forteresse ébranlée par l'érosion du temps...

Difficile aussi de me dire qu'elle ne lira plus jamais ces pages, qu'elle pense que je ne voulais que l'utiliser, qu'elle pense que tout ça a été en vain, alors que même si tout est fini je pense encore qu'elle est une des plus belles chose qui me soit arrivé. Tout ça, j'ai voulu le dire. Maintenant, je ne peux plus, nous sommes anonymes.

Difficile et nécessaire.

Pour la première fois depuis un bout de temps, je m'ennuie vraiment de l'amour. Vraiment

Mon seul témoin, une page tout à fait anonyme.

2009-03-06

Naïade

Les yeux rivés sur son but ultime, elle ne pense plus à rien. Elle n'a pas le temps de penser, elle doit nourrir cette bête en elle qui grandit sans cesse. Les grandes questions de la vie, les petites réflexions quotidiennes, ce n'est pas son lot. Elle doit trouver moyen de satisfaire cette envie qui lui tiraille les entrailles dès les premières lueurs de l'aube. Pourtant, c'est dans l'ombre qu'elle satisfait son envie, des ombres qui sont présentes au grand jour dans son esprit. Une obsession qui ne la quitte jamais...

Elle est le rêve de tous les hommes, mais croyez-moi, le rêve tourne facilement au cauchemar. Peut-être que certains soirs, au fond d'elle même, elle se demande si son problème en apparence si tolérable ne fera pas écrouler sa vie en mille morceaux des dizaines de fois. Comment se satisfaire de seulement une personne? Comment arriver à combler son absence de quelques jours ou quelques semaines alors que le grand vide entre ses jambes magnétisera n'importe quel opportuniste rôdant dans les parages?

Un grand vide finira un jour par avaler tout, même l'amour...

2009-01-20

Dans le sang et dans l'oubli

Je n'en reviens toujours pas de ce qui se passe dans la bande de Gaza et je n'en suis même pas étonné. Ces deux affirmations semblent assez contradictoires dans une même phrase, j'en conviens. Ce qui ne m'étonne pas c'est que les combat reprennent pour une 50e fois, c'est du déjà vu, même si cette fois les attaques ont pris une mesure disproportionnée.

Ce qui m'étonne par contre, c'est toute cette justification qui passe par le concept tu terrorisme. Je crois que c'est bien le mot qui va définir la première décennie des années 2000. Il y a quelque chose qui me chicote, qui me turlupine l'esprit, un concept qu'on essaie d'implanter subtilement dans ma tête et qui me reste pris dans la gorge. Comment on peut affirmer qu'en ce moment Israël ne fait pas régner un régime de terreur à Gaza?

Selon wikipedia, le terrorisme se définit comme l'emploi systématique de la violence (attentats, assassinats, enlèvements, sabotages...) à des fins politiques, de telle sorte que leur retentissement psychologique – terreur et peur – dépasse largement le cercle des victimes directes pour frapper l'opinion publique concernée.

Il est généralement admis que le terrorisme est une arme des faibles contre les forts (guerre asymétrique).

Je ne vois pas ce qui est pire entre semer la terreur par un groupe organisé ou par un état. Grossièrement, c'est comme si on me disait que les petits n'ont pas le droit d'attaquer les grands. Dans la vie, votre grand-mère vous le dira, on s'arrange avec les moyens qu'on a. Je déteste entendre les portes paroles d'Israël utiliser le spectre du terrorisme. J'en ai marre de ce mot. On l'utilise comme on le veut bien. On devrait le bannir.

Ce qui me dérange le plus, c'est qu'on est assez généralement dégoûtés par la conduite d'Israël dans cette attaque, mais qu'on tolère très bien le tranquille génocide des amérindiens qui s'opère dans notre province et notre pays depuis déjà quelques centaines d'années. C'est facile de dire que ce n'est pas la même chose. Nous, on préfère les laisser crever en leur donnant un chèque de pension et en mettant dans des réserves où le chômage est le double, où les possibilités d'avoir un futur décent sont minimes. Il y a quelques dizaines d'années, on les placait dans des pensionnats où de joyeux prêtres à la soutane légère se chargeaient (ou plutôt se déchargeaient) de leur éducation. Maintenant, ils sont brisés et ne comprennent plus où est leur place, ce qu'ils doivent faire pour redevenir. Est-ce qu'on peut vraiment redevenir? J'en ai marre qu'on crache sur nos voisins sans se regarder vraiment le nombril (Parce qu'en général on trippe juste de voir comment on est beau, bon et bien pensant...on s'arrête rarement au côté sombre)

Nous aussi on a notre bande de gaza, seulement elle a bien plus que 60 ans...

2008-05-26

Je suis

Retrouver le calme dans mon esprit, je viens de le réaliser. J'ai besoin de me retrouver pour mieux repartir. Il ne faut pas se définir par les autres ou par son travail, il faut apprendre à se définir par soi-même.

Je réalise que mon acharnement, dans ma situation, ne donnera absolument rien. Je ne m'acharne donc plus, je décroche.

Mes sentiments sont diffus, confus, mais j'ai le choix de les laisser en plan, pour voir où la vie me mènera avec tout ça. J'en ai assez de m'en faire avec tout, de toute façon ça ne me donne aucun résultat.

J'aimerais être comme mon meilleur ami. Lui est capable de contrôler ses émotions, il n'agit pas sur des coups de tête comme moi. J'essaie donc d'apprendre de lui. Merci Marts d'être là au moment opportun pour calmer ma tempête.

J'essaie donc d'apprendre de vous tous, même si trop souvent je vous crois dans l'erreur.

2008-05-25

Question/action/réaction

J'écris et je réécris les phrases, les mots les idées depuis des heures. Je les conjugue à mon état d'esprit, je les accorde à mes émotions.

Maintenant, je crois que ne suis plus le seul à être un paradoxe

On va à gauche ou à droite? Un peu des deux...

Deux personnes qui vont dans la même direction opposée. Peut-être que son rôle est de m'apprendre à réfléchir autrement. Peut-être que mon questionnement occupe trop de place dans ma vie... sûrement ;)

Ça fait du bien de sentir que les choses, malgré tout, sont plus légères

Pourquoi ais-je encore peur de dire comment moi je me sens vraiment? D'où vient cette peur d'offusquer, de tout perdre avec seulement quelques mots? Un réflexe qui vient de ma lointaine enfance, je crois. (Oui, me voilà disciple de la biologie totale, misère! :)

Ce sont les actions où les mots qui en disent le plus?

Toutes ces questions, un seul but: développer sa tolérance à l'incertitude. C'est peut-être le thème de l'été. Je n'ai pas encore la moindre idée de ce qui va se passer sur tous les plans et, curieusement, je commence à aimer cet état, moi, le roi de "c'est comme ça que les choses vont se passer".

Les vieux disent souvent qu'ils ont perdu trop de temps à réfléchir à des questions sans réponses, durant ce temps, ils ont oublié de vivre. Mais ou est la limite entre trop et pas assez de questionnement? Souvent, dans ces moments, j'envie ces imbéciles qui sont heureux sans raison.

Toutes ces idées lancées dans tous les sens, décidément ce blogue prend toujours des allures inattendues.

2008-03-13

Une seule façon de voir les choses

Advienne que pourra, laisser les choses aller, faire confiance à la vie...

Je ne peux me permettre plus

Juste de continuer à vivre, de me mettre la tête dans les études pour réussir, de me chercher une job que je vais aimer, de chercher à guérir mes blessures. Je n'ai jamais eu le coeur autant à vif, la tête aussi déréglée. J'ai envie que ça arrête de faire mal, j'en peux plus, pourtant j'ai pas le goût d'oublier, mais faut que j'oublie pour l'instant, car les souvenirs font trop mal.

Un jour à la fois, faire confiance à la vie, ce sont de terribles clichés, mais ils me réchauffent ce coeur qui a froid depuis quelques jours...

2008-03-02

Le délice des mots

Si je ne peux user régulièrement de ma tribune, vaut mieux que je la donne à ceux qui, d'une manière ou d'une autre, m'inspirent...

Steve Proulx: Un gars dont les propos résonnent à mes oreilles. J'aime sa vision des choses, sa vision de la "patente" médiatique. J'en reviens pas de constater son objectivité malgré le fait qu'il soit en plein dedans.

Marie-Claude Lortie
: La pertinence de sa pensée sur la femme actuelle me fait plaisir à lire. On est très loin de lise payette (à mon avis une folle ancrée dans le passé, dans une époque qui ne lui correspond plus...). Elle livre un regard moderne et me réconcilie avec le féminisme (un mot qui d'ailleurs peut prendre bien des sens selon les gens)

Nelly Arcand : Sans détour. Elle livre les choses de manière crue, on sent les tourments de son passé, sa vision extra-lucide de ce qui l'entoure me fait halluciner. On sent que pour elle, l'excitation peut passer toujours très prêt du dégoût.

Marie-Louise Arsenault : Une fille allumée, épanouie, qui s'interesse tant à la politique qu'au showbizz, le tout présenté sans prétention, elle sait livrer et analyser de manière fantastique des mots et des répliques semblant au départ sans intérêt. Elle arrive à déceler dans l'air les tendances avant même qu'elle ne se conceptualisent dans l'esprit des gens.

Lilith et son Intranova: Avec elle, les mots sont délicieux, ils se lisent et se goûtent tout à la fois.
C'est une amoureuse de la vie qui arrive à déceler les merveilles du quotidien tout en restant les deux pieds sur terre.


Ce sont surtout lui et elles qui m'inspirent et me redonnent tranquillement le goût d'écrire sur ma tribune, celle qui maintenant vit (et survit) depuis plus d'un an déjà.

Pour certains, ça peut paraître peu, mais pour moi c'est tout un accomplissement.

2008-02-29

Nous sommes

Je pouvais quand même pas laisser passer février au complet sans jeter mon fiel sur la toile. Alors me revoilà, encore assis au même endroit à l'uqam là ou tout a commencé, le jour où j'ai décidé que c'en était assez du bordel qui régnait continuellement dans ma tête.

Le bordel est encore là, il y a déjà eu beaucoup d'améliorations c'est clair, il en reste beaucoup.

J'ai pas envie de revenir au même point... et je me sens glisser. La pente est douce, presque sans angle, et elle me conduit directement au plus bas. Alors je met le frein.

Je suis dans un autre carrefour de ma vie, dans une autre zone ambigue où les décisions à prendre vont toutes apporter des conséquences. Plus j'avance et plus je me rend compte qu'on est continuellement à la croisée des chemins, que chaque décision nous amène encore plus loin dans l'affirmation de ce que nous sommes. Je sais, ça peut paraître vraiment cucul ce que j'écris, ce l'est effectivement, mais ça veut pas dire que c'est n'importe quoi.

Ya des jours où je voudrais être comme ce Hervé Joncourt dans le roman Soie, un gars qui laisse couler sa vie sans trop intervenir, un gars qui se laisse emporter par la vague. Je me rend compte que je ne serai jamais comme ça, à ma plus grande peine et mon plus grand bonheur.

Ça me rappelle cette chanson de Stéphanie Lapointe (la seule participante de star académie potable) sur son excellent premier album:

Nous sommes ce que nous sommes, ici
Nous sommes ce que nous sommes, ainsi...

2008-01-16

Je

Je serais fou de dire que je connais mes meilleurs moments. En fait, je suis un peu perdu face à toutes ces éternelles remises en question que je devrais peut-être arrêter de m'imposer.

J'ai rarement été aussi égoiste que depuis un certain temps. Je ne pense qu'à mon petit nombril parce que peut être que j'ai trop pensé à celui des autres. J'dois avouer que je me suis foutu de pas mal trop de choses et ça commence à me rattrapper.

Alors que les vacances de l'an passé s'étaient faites sous le signe de la récupération, celle de cette année ont complètement manqué l'objectif, j'en suis ressorti avec bien des interrogations.

Je m'étais donné un mois pour prendre une décision, c'est maintenant fait.

Je choisi de me tenir debout devant mes peurs et mes angoisses. Je choisi de persévérer dans la vie que je mène en ce moment parce qu'elle en vaut vraiment le coup. Je la choisi elle et je les choisis eux. J'en ai marre de la fuite, j'ai pas le goût de recommencer à zéro. J'aime ma vie, mes amis et je l'aime elle.

Et c'est mon dernier texte avant longtemps comportant autant de je.

2008-01-14

D'ici quelques jours,

D'ici quelques jours, ça fera un an que j'ai commencé ce blogue. Même si la fréquence des posts s'est beaucoup atténuée, je suis encore satisfait de l'endroit. Un blogue, au delà de la popularité et de l'interaction, ça permet de se voir à un autre moment, ça aide à faire le point sur ce qu'on devient. C'est pas comme regarder un album photo où les événements sont cachés à l'arrière des visages.

Je peux pas m'empêcher de constater que les moments où je blog beaucoup sont ceux où je passe trop de temps à rêver ma vie. Non, j'ai pas envie de tomber dans les clichés, mais ya une part de vérité la dedans.

La chose que je trouve bien dans tous mes écrits, c'est que je peux percevoir, entre mes lignes, ces moments de l'hiver dernier où je commençais à savoir vraiment ce que je voulais faire avec ce que j'étais, ces moments où je me sentais prêt à aimer et à l'être, la confiance qui recommençait à m'habiter à force de me rebâtir.

Puis, le printemps est arrivé et j'étais plein d'espoir, j'avais retrouvé le truc qui brûle en dedans et qui m'allait si bien quand j'étais plus jeune. Je suis parti en voyage aux Mexique à la fin des cours, je suis revenu dans ma ville natale pour rencontrer une fille incroyable, celle que j'attendais depuis quelque temps déjà. J'ai passé l'été à me donner à fond sur une terasse ensoleillée et à terminer mes soirée devant le comptoir du bar, une rickards à la main et des amis tout autour. Puis encore un voyage à Charlevoix pour quelques jours d'exode.

Le retour à Montréal n'a pas été facile, plein de choses ont déboulé en même temps, ma copine a voulu prendre un break et mon monde s'est écroulé. Contrairement à trop souvent dans ma vie avant, j'ai décidé de pas lâcher et de vivre le moment au lieu de fuir, d'aller voir ailleurs. J'ai pas regretté ma décision.

Puis, l'automne a passé au rythme des hauts et des bas, plus de hauts heureusement.

Au temps où je postais quoditiennement

2008-01-06

Mais ça, c'est une autre histoire

J'en parle souvent, Montréal m'intrigue, m'obsède, me désole et me charme tout à la fois. C'est encore plus vrai quand je reviens de la campagne, là où tout est tranquille, là où tout est silence et là où le temps semble compté à la journée au lieu d'à la minute.

Ce qui m'intrigue le plus ces temps-ci, c'est le bruit. Parce que même si cette ville est indéniablement bruyante (encore là, c'est relatif quand je pense aux klaxons de New Delhi qui résonnaient dans ma chambre d'hôtel en pleine nuit, voyez-vous les Indiens utilisent leurs klaxons pour signifier leur présence et comme ya trop d'Indiens en Inde, imaginez la belle symphonie..mais bon, ça c'est une autre histoire...).

Mais au delà de bruit ambiant, c'est l'absence de bruit que je réalise; l'absence de discussions dans le métro et dans le bus. Ce genre de règle non écrite qui nous empêche de parler à notre voisin de siège. C'est une règle stupide, il va s'en dire, surtout compte tenu du niveau de volume vocal exubérant que préconisent les utilisateurs de cellulaire (pensons seulement à l'Âge des ténèbres).

J'étais à la patinoire du parc Lafontaine en pleine partie de hockey et ça m'a frappé. C'était le silence le plus complet. Absence de communication, comme si personne osait parler...un genre d'omerta public.

C'est peut-être parce que on laisse les machines parler et agir à notre place, elles font tellement de bruit maintenant.

Ça me rappelle ce matin de fin de semaine l'an dernier où j'ai croisé un nouvel arrivant. Le gars connaissait pas nos règles non écrites montréalaises et a tout de suite voulu entamer une discussion. C'était un Algérien d'environ 30 ans, un gars sympathique qui donnait tout de suite l'impression d'être un ami de longue date, un gars souriant et fraternel, comme beaucoup d'arabes que j'ai connu en voyage. Il en revenait tout simplement pas que les gens ne se parlent pas dans le bus, que personne ose entrer en contact. Il ne connaissait pas le fonctionnement de notre bulle I Pod - Cell - DVD - Techno shit. Il était encore vierge de tout ça...

Il se contentait tout simplement de parler à un autre gars, dans le bus...

2007-12-12

En plein coeur

Je viens de terminer l'Âge des ténèbres. Je suis encore dans ce fameux moment à la fin d'un film où on se sent encore transporté par les émotions et les images qui nous ont envahi.

C'est comme si j'avais reçu un coup de poing en plein coeur. Même si c'est une vision hyper cynique de la vie, je me suis reconnu dans ce Arcand là, dans cette vision désolée, tout en étant quelque fois porteuse d'espoir, de la vie. Une vie sans trop d'échapatoire, sans trop de solution, mais tout de même un filet d'espoir, un tout petit filet... faut juste le arriver à le tenir du plus fort qu'on peut, sans le couper par acharnement.

Au fond ce que je réalise avec le temps, c'est qui faut juste pas se laisser avaler par la vie. Faut pas se laisser entraîner au fond. Peut-être qui faudrait seulement être tous plus naïfs, un peu comme des dopés à la religion qu'on voit dans les reportages au Bangladesh. Allah Agba, les voix de Dieu sont impénétrables, le fameux mystère de la vie, celui qu'on implore quand on arrive plus à respirer après que la vie nous ait envoyé ses fameux coups de barre en plein visage.

Pourtant, faut pas croire que je suis si délusionné par la vie. Tient, je suis un peu comme Arcand dans ces entrevues, je crois souvent que tout est trop absurde pour en pleurer trop longtemps. Je ne baigne pas dans le malheur, peut-être que je me contente seulement de le cracher sur la toile afin qu'il y colle et qu'il y reste pour pas qu'il n'envahisse ma vie comme trop souvent on le fait.

C'est peut-être elle qui me fait croire en tout ça, parce qu'avant j'étais franchement désillunionné et lucide. Aujourd'hui, ya une certaine vision idéalisée des choses en laquelle j'ai recommencé à croire.

Je m'inspire d'elle qui me fait réaliser que mon coeur n'est pas une pierre froide et que l'amour peut y couler doucement, de lui qui me convainc que faire travailler mon encéphale peut m'apporter un réel plaisir, de eux qui me font penser que l'amitié peut apaiser les plus grandes angoisses. Pourtant, je ne peux m'empêcher de te croire Voyou quand tu craches ton dégoût, de croire Arcand dans son cynisme extrème et de penser que tous ces prophètes de malheur qui envahissent depuis toujours les espaces publics pour annoncer la fin du monde n'ont, en quelque part, que trop raison.

Un paradoxe vivant, je suis

2007-12-10

D'une pesanteur

Dans presque tout ce que je lis ces temps-ci sur la blogosphère, je sens de la solitude.

C'est fou comment on arrive jamais à la cacher celle là. Ni la détresse d'ailleurs

On finit toujours par l'apercevoir dans le fond des yeux de ceux qui se cachent derrière leur masque. Elle s'infiltre dans le creux de notre iris, dans nos traits, elle s'imprime au fond de notre âme. Elle parvient même à se loger aux bouts de nos doigts.

Je me fais bien rire en me croyant transparent alors que j'ai tant de facilité à détecter la misère des autres.

Et pourquoi suis-je obsédé par cette photo dans la chambre de mon coloc, celle où un guitariste complètement défoncé essaie de nous faire croire, l'instant d'un flash, qu'il est heureux...

2007-12-05

Passage à vide, avec oreiller et grosse couverte

Après avoir cherché et cherché, tourné en rond dans mon appart à la poursuite de ce qui pourrait arrêter les sombres projets de Mario dumont (j'ai du temps à perdre), j'ai bravement décidé de bien m'asseoir sur mon divan avec un café afin de refléchir à ce que je pourrais faire pour arrêter cette terrible conspiration...

Pourquoi sur mon divan? C'était confortable, rien de plus

Mais j'en suis resté là.

Changement de sujet

Je suis loin d'être un expert côté politique, mais entre ce que j'ai lu sur la politique des années 60, 70 et même dans les années 40 avec Godbout et ce que je vois aujourd'hui...ya une sacré marge.

Je peux pas croire qu'on est plus con qu'on l'était. On est encore plus éduqué (quoique peut-être pas du côté de la langue, mais ça c'est un autre débat...), ça devrait normalement pousser notre taux de stupidité vers le bas, et pourtant, pourtant!

En fait, je crois pas qu'on est stupide. Mais on a été habitué au confort. Ici, tout est en fonction d'être confortable pour nos fesses. Nous belles petites fesses uniques! (merci passe-partout).

Alors maintenant, on pense la politique comme on pense notre vie...en fonction de notre confort immédiat. C'est plus fort que nous, c'est la télé qui nous l'a appris à coup d'annonces Brault & Martineau.

Ya quelque chose en dedans de moi qui me dit que c'est pour ça qu'on a plus de grand projets, qu'on se contente de plein de petits projets, qu'on fait de la politique à la journée, qu'on cherche pas à voir plus loin que le bout de notre nez.

Quand c'est rendu qu'on essaie de te vendre une machine à abdo qui est censé de ne pas faire forcer, c'est que le confort est vraiment rendu partout, n'importe où, n'importe comment.

Le clientèlisme fait foi de tout.

2007-11-05

Write your text here

Je lisais un texte sur Espn parlant de hockey et le commentateur a terminé son article par une réflexion sur les French-Quebeckers qui gueulaient à propos du français déficient de Saku Koivu. Sa réplique: How do you say "Get a life" in French?

Faut préciser, je suis pas un "language fanatic" et puis l'affaire de Koivu et son français je m'en caliss un peu, mais sérieusement ça démontre bien à quel point le Canada anglais a aucune idée de ce qui se passe ici.

Sont juste déconnectés. Veulent pas être mis au courant

Anyway, à 3 km de chez moi ya la limite St | Laurent | Est | Ouest où je peux aller constater l'anglicitude des lieux.

Mais l'Anglais c'est une langue poche, faut se l'avouer. C'est mécanique. Ya juste le mot fuck qui devrait survivre. Langue de business.

J'aimerais mieux l'espagnol parce que ça sonne bien, une autre langue qui donne le goût de faire l'amour. On pourrait pas changer les canadiens et les américains pour des espagnols?

C'est la première fois que j'ai vraiment peur pour ma langue

Faudrait ben que j'aille me prendre une bière sur crescent