09-11-18

Tête de radio

This is just a nightmare, soon i'm gonna wake up

09-10-05

Time flies

Ça faisait un bout de temps que je ne m'étais senti aussi croche dans une journée.

Jusqu'à quel point on provoque ce qui nous arrive? Jusqu'à quel point notre subconscient nous dirige?

Ce soir, je m'amuse à déconstruire ce qui m'entoure. Et je réalise que tout ce qui se retrouve dans cette chambre qui m'encercle est le résultat direct d'une ou plusieurs décisions prises durant les 20 dernières années.

Et ce couplet d'une chanson de Porcupine Tree


But after a while
You realize time flies
And the best thing that you can do
Is take whatever comes to you
'Cuz time flies



Oui, le temps passe, je le réalise de plus en plus. J'ai souvent l'impression de forger ma vie au ralenti, à feu doux. Les choses avancent à leur rythme, mais jusqu'à quel point c'est moi qui décide de leur vitesse?

Tout, ou presque, file à la vitesse de ma volonté.

09-10-03

All I need

Cet après midi, je suis emporté par Mistral, par la poésie musicale de Porcupine Tree, par la voix aérienne de Tom Yorke, par Gabrielle qui vient brusquement d'entrer dans mon esprit, par Muse, Leonard Cohen, Sigur Ros, Karkwa.

Passionné par l'écoute, tellement de gens qui ont tellement de chose à dire, et si peu de gens pour les écouter vraiment. Si peu de gens qui souhaitent échanger au lieu de seulement se valoriser dans une discussion. La valorisation réelle, celle qui nous reste et nous conforte, vient de l'échange et non de l'affirmation à un auditoire distrait par ses propres méandres qui ne cherche seulement qu'à ajouter une brique au dessus de la nôtre.

Dans une société ou les gens croient qu'ils ne peuvent que se réaliser en s'affirmant le plus intensément possible, le font-ils réellement ou plutôt s'isolent dans leur réalité?

Parce que le paradoxe est là.

09-08-01

Jim

Il est là, couché sur le lit d'hôpital. Les yeux un peu dans le vide, le regard flou. Pourtant, il est là. Avec une masse au cerveau en moins. Avoir le mot tumeur qui n'est plus rattaché au cerveau.

Quand je suis à côté de lui, j'essaie de pas lui montrer comment ça peut me faire refléchir ce qu'il vit. On parle de tout et de rien et on repousse la déprime le plus loin possible.

Quand je sort de la chambre, j'ai les yeux pleins d'eau.

09-07-05

Sérieusement là, fuck off

J'commence a en avoir assez, je comprend vraiment pas. C'est quelque chose à l'intérieur qui fait ça?

Sur mon front c'est écrit: j'ai vraiment envie que tu me fasses marcher

Je pêche dans le désert

09-06-14

Le culte

Partout, la belle fille. Dans les endroits les plus inattendus, la belle fille parade pour vendre un produit, un rêve. La belle fille vend autant aux jeunes et moins jeunes hommes qu'aux femmes et moins jeunes femmes.

Objet de désir, d'envie perverse, d'envie d'être comme elle, d'être elle.

Elle tourne à l'obsession. En sa présence, souvent, je ne suis que trop souvent déçu, si seulement elle pouvait m'apparaître figée, à travers un papier glacé. Trop souvent, elle ne me permet d'évasion seulement lorsque qu'elle est imprimée, à l'encre d'un arc-en-ciel de couleur tout droit sorti d'une presse quelconque, d'un magazine quelconque pour finalement me proposer un rêve qui, plus je m'en approche, devient quelconque.

09-04-26

Arc-en-ciel

Alors peut-être que je ne me contenterai de rien et que je goûterai à tout. J’en sais rien. Ma tête galope dans les steppes, regarde à l’horizon pour y déceler quelque chose qui restera toujours au loin, comme un arc-en-ciel.

09-03-19

L'été indien

Un bref aperçu de ce que ça aurait pu être. Un éclairci, une brise, un flash. De la fumée partout qui étouffe et qui fait qu'en bout de ligne, on ne peut plus sentir rien d'autre.

L'été indien éteint par une braise.

09-03-17

Peur au ventre

D'être incapable de constance

09-03-08

Anonyme

Des souvenirs qui me reviennent. Un retour à des choses pas complètement enterrées, pas complètement blanchies à la chaux, pas complètement oubliées.

Peut-être qu'elle me reviens en tête parce qu'elle a été pendant longtemps témoin de ma vie, de mon affection, de ce que je ressentais en dedans. Une association.

Pour la première fois depuis un bon bout de temps, quelque chose me manquait, quelqu'un me manquait. Forteresse ébranlée par l'érosion du temps...

Difficile aussi de me dire qu'elle ne lira plus jamais ces pages, qu'elle pense que je ne voulais que l'utiliser, qu'elle pense que tout ça a été en vain, alors que même si tout est fini je pense encore qu'elle est une des plus belles chose qui me soit arrivé. Tout ça, j'ai voulu le dire. Maintenant, je ne peux plus, nous sommes anonymes.

Difficile et nécessaire.

Pour la première fois depuis un bout de temps, je m'ennuie vraiment de l'amour. Vraiment

Mon seul témoin, une page tout à fait anonyme.