À 16 ans, il travaillait pour le Canadien Pacifique
Plus tard, il a été felquiste, propriétaire d'une maison d'hébergement.
Il a tout connu, tout vu, mais il croit toujours, à 53 ans, que le meilleur est en avant de lui. Il vit entre deux bières, pas loin de Berri-UQAM et tout ce qu'il demande à la vie, c'est d'avoir un toit sur sa tête le soir pour pouvoir récupérer sa vie éthylique de la veille et repartir à la conquête de lui-même. Faisant fit de ses vices, il n'a aucune certitude si ce n'est que tôt ou tard la Chine aura notre peau.
Il m'a dit, sur le coin en bois rond, de ne pas m'en faire, qu'à 25 ans je n'avais encore rien vu.
Il m'a dit d'aimer du plus profond de moi-même et de faire de mon mieux, quoi qu'il advienne.
Merci Claude
Project "Dylan"
Chroniques d'un insomniaque compréhensif
11-02-18
10-11-27
Sur la route
J'avais pas le goût de le partager depuis quelques mois, ayant cru pendant un certain temps qu'un blogue n'est qu'une manière plus ou moins officielle d'afficher nos traits de personnalité narcissique.
J'avais tout faut. Un blogue n'est qu'une manière d'exprimer ce qu'on est, qu'on soit narcissique ou non. En fait, si je suis ici, c'est pour un certain désir de partager les choses qui peuvent m'arriver et aussi pour me bâtir une oeuvre personnelle (le mot oeuvre utilisé ici ne comportant pas nécessairement de hautes aspirations) pour constater comment le temps peut me changer et agir sur ma personnalité.
Alors j'ai procédé à la revue de tout ce que j'avais écris ici dans les 3 dernières années. Ayant eu le temps de prendre une certaine distance, j'ai pu constater à quel point cet intense qui écrivait et crachait sa vérité avec fureur était imprégné d'un idéalisme beau à voir, mais difficile à vivre, qui s'est quelque peu évaporé avec le temps. Les rêves en vieillissant sont toujours aussi beau, mais ils me semblent plus ancrés dans la réalité (paradoxe, quand tu nous tiens). En relisant, j'ai pu lire aussi une certaine rage, une frustration qui découlait de l'écart trop grand entre ce que j'aurais souhaité et ce qui arrivait. Aucun détachement face à ce qui arrivait comme si le monde allait m'avaler. Trois ans plus tard, je constate que le monde ne m'a jamais avalé et ne m'avalera jamais. Pourquoi m'en faire autant? Pourquoi mettre la misère du monde sur mes épaules?
Peut-être ais-je perdu cet idéalisme qui m'habitait, mais j'ai aussi heureusement perdu cette frustration qui m'empoisonnait l'existence. Au creux de mon oreiller, tout près du sommeil, je me permet encore de rêvasser, seulement je rêvasse autrement, en imposant des limites au monde extérieur sur mon fort intérieur. Je contemple les utopies, c'est tout.
Et c'est très bien ainsi
J'avais tout faut. Un blogue n'est qu'une manière d'exprimer ce qu'on est, qu'on soit narcissique ou non. En fait, si je suis ici, c'est pour un certain désir de partager les choses qui peuvent m'arriver et aussi pour me bâtir une oeuvre personnelle (le mot oeuvre utilisé ici ne comportant pas nécessairement de hautes aspirations) pour constater comment le temps peut me changer et agir sur ma personnalité.
Alors j'ai procédé à la revue de tout ce que j'avais écris ici dans les 3 dernières années. Ayant eu le temps de prendre une certaine distance, j'ai pu constater à quel point cet intense qui écrivait et crachait sa vérité avec fureur était imprégné d'un idéalisme beau à voir, mais difficile à vivre, qui s'est quelque peu évaporé avec le temps. Les rêves en vieillissant sont toujours aussi beau, mais ils me semblent plus ancrés dans la réalité (paradoxe, quand tu nous tiens). En relisant, j'ai pu lire aussi une certaine rage, une frustration qui découlait de l'écart trop grand entre ce que j'aurais souhaité et ce qui arrivait. Aucun détachement face à ce qui arrivait comme si le monde allait m'avaler. Trois ans plus tard, je constate que le monde ne m'a jamais avalé et ne m'avalera jamais. Pourquoi m'en faire autant? Pourquoi mettre la misère du monde sur mes épaules?
Peut-être ais-je perdu cet idéalisme qui m'habitait, mais j'ai aussi heureusement perdu cette frustration qui m'empoisonnait l'existence. Au creux de mon oreiller, tout près du sommeil, je me permet encore de rêvasser, seulement je rêvasse autrement, en imposant des limites au monde extérieur sur mon fort intérieur. Je contemple les utopies, c'est tout.
Et c'est très bien ainsi
10-11-25
Au cabaret du Casino
Alors comme ça on décide de faire un come-back. Vieil has-been du blogue qui, après avoir visité ses anciennes lectures habituelles, veut se monter un show le temps d'un ou de quelques soirs pour goûter encore à ce que c'était le bon vieux temps.
Comment je faisais déjà pour noircir ces pages blanches de pixels? Comment j'arrivais à bâtir une logique, un sens, un cadre, une image, d'installer les pieux qui tiennent la charpente? Je ne sais plus trop, j'y vais d'instinct et j'essaie à tâtonnement.
Mes 22 ans me reviennent brusquement et tout ce qui est arrivé avec cette année là. Mes 23 aussi. Des années d'une influence tellement forte sur celles restantes qu'elle me remontent encore sporadiquement à la gorge. Des images, plein d'images. Des souvenir, des beaux et des douloureux. Des années charnières.
Un chanteur qui revisite ses classiques, ses premières compositions, celles qui ont le plus accroché les esprits.
Ça faisait longtemps que j'avais pas eu autant de plaisir à me lancer dans le vide improvisé d'une écriture oubliée ya déjà un bout de temps.
Alors en vieux crooner accro à l'adrénaline du stage devant une mer de têtes blanches, j'annonce une série encore indéfinie de spectacles, ne sachant pas encore si l'inspiration va m'aspirer de mes méandres gestatifs ou si elle se fera aussi menue qu'une simple chanson lancée sur une compilation.
Devant le plaisir de contempler son passé sans nostalgie et avec, tout de même, une certaine fierté.
Jean-François Pilon, 25 novembre de l'an de grâce 2010
Comment je faisais déjà pour noircir ces pages blanches de pixels? Comment j'arrivais à bâtir une logique, un sens, un cadre, une image, d'installer les pieux qui tiennent la charpente? Je ne sais plus trop, j'y vais d'instinct et j'essaie à tâtonnement.
Mes 22 ans me reviennent brusquement et tout ce qui est arrivé avec cette année là. Mes 23 aussi. Des années d'une influence tellement forte sur celles restantes qu'elle me remontent encore sporadiquement à la gorge. Des images, plein d'images. Des souvenir, des beaux et des douloureux. Des années charnières.
Un chanteur qui revisite ses classiques, ses premières compositions, celles qui ont le plus accroché les esprits.
Ça faisait longtemps que j'avais pas eu autant de plaisir à me lancer dans le vide improvisé d'une écriture oubliée ya déjà un bout de temps.
Alors en vieux crooner accro à l'adrénaline du stage devant une mer de têtes blanches, j'annonce une série encore indéfinie de spectacles, ne sachant pas encore si l'inspiration va m'aspirer de mes méandres gestatifs ou si elle se fera aussi menue qu'une simple chanson lancée sur une compilation.
Devant le plaisir de contempler son passé sans nostalgie et avec, tout de même, une certaine fierté.
Jean-François Pilon, 25 novembre de l'an de grâce 2010
10-07-20
10-02-08
Vanesse Pariétaire \ disambiguation
Je suis témoins du crash des êtres, des plus pures visions fanatiques de ceux qui aiment côtoyer l'abîme, de ceux qui aiment sentir la douce caresse du harakiri. Devant ces fossoyeurs, je ne sais comment réagir.
Devenir cinique...
Devenir cinique...
09-12-06
The horror, the horror
Une journée après avoir recu cet incroyable film qu'est Apocalypse Now, je reste encore sous le choc. Les recoins les plus sombres de l'âme humaine sur pellicule, la haine, la folie, la soif de pouvoir, l'horreur.
J'éprouve une sorte d'attraction sordide et une répulsion maladive à la vue de la guerre. Autant j'aimerais voir, autant je sais que j'en reviendrais totalement brisé. Pulsion mazochiste, envie totalement assumée de vivre des expériences qui me dirigeraient aux rives de la folie.
Je ne sais pas d'ou vient ce goût de constater l'extrêmisme de l'être humain. De voir les plus grandes bassesses, la ou la construction de mes valeurs les plus chères ne tiennent plus.
Un paradoxe, encore, je suis
J'éprouve une sorte d'attraction sordide et une répulsion maladive à la vue de la guerre. Autant j'aimerais voir, autant je sais que j'en reviendrais totalement brisé. Pulsion mazochiste, envie totalement assumée de vivre des expériences qui me dirigeraient aux rives de la folie.
Je ne sais pas d'ou vient ce goût de constater l'extrêmisme de l'être humain. De voir les plus grandes bassesses, la ou la construction de mes valeurs les plus chères ne tiennent plus.
Un paradoxe, encore, je suis
09-11-18
09-10-05
Time flies
Ça faisait un bout de temps que je ne m'étais senti aussi croche dans une journée.
Jusqu'à quel point on provoque ce qui nous arrive? Jusqu'à quel point notre subconscient nous dirige?
Ce soir, je m'amuse à déconstruire ce qui m'entoure. Et je réalise que tout ce qui se retrouve dans cette chambre qui m'encercle est le résultat direct d'une ou plusieurs décisions prises durant les 20 dernières années.
Et ce couplet d'une chanson de Porcupine Tree
But after a while
You realize time flies
And the best thing that you can do
Is take whatever comes to you
'Cuz time flies
Oui, le temps passe, je le réalise de plus en plus. J'ai souvent l'impression de forger ma vie au ralenti, à feu doux. Les choses avancent à leur rythme, mais jusqu'à quel point c'est moi qui décide de leur vitesse?
Tout, ou presque, file à la vitesse de ma volonté.
Jusqu'à quel point on provoque ce qui nous arrive? Jusqu'à quel point notre subconscient nous dirige?
Ce soir, je m'amuse à déconstruire ce qui m'entoure. Et je réalise que tout ce qui se retrouve dans cette chambre qui m'encercle est le résultat direct d'une ou plusieurs décisions prises durant les 20 dernières années.
Et ce couplet d'une chanson de Porcupine Tree
But after a while
You realize time flies
And the best thing that you can do
Is take whatever comes to you
'Cuz time flies
Oui, le temps passe, je le réalise de plus en plus. J'ai souvent l'impression de forger ma vie au ralenti, à feu doux. Les choses avancent à leur rythme, mais jusqu'à quel point c'est moi qui décide de leur vitesse?
Tout, ou presque, file à la vitesse de ma volonté.
09-10-03
All I need
Cet après midi, je suis emporté par Mistral, par la poésie musicale de Porcupine Tree, par la voix aérienne de Tom Yorke, par Gabrielle qui vient brusquement d'entrer dans mon esprit, par Muse, Leonard Cohen, Sigur Ros, Karkwa.
Passionné par l'écoute, tellement de gens qui ont tellement de chose à dire, et si peu de gens pour les écouter vraiment. Si peu de gens qui souhaitent échanger au lieu de seulement se valoriser dans une discussion. La valorisation réelle, celle qui nous reste et nous conforte, vient de l'échange et non de l'affirmation à un auditoire distrait par ses propres méandres qui ne cherche seulement qu'à ajouter une brique au dessus de la nôtre.
Dans une société ou les gens croient qu'ils ne peuvent que se réaliser en s'affirmant le plus intensément possible, le font-ils réellement ou plutôt s'isolent dans leur réalité?
Parce que le paradoxe est là.
Passionné par l'écoute, tellement de gens qui ont tellement de chose à dire, et si peu de gens pour les écouter vraiment. Si peu de gens qui souhaitent échanger au lieu de seulement se valoriser dans une discussion. La valorisation réelle, celle qui nous reste et nous conforte, vient de l'échange et non de l'affirmation à un auditoire distrait par ses propres méandres qui ne cherche seulement qu'à ajouter une brique au dessus de la nôtre.
Dans une société ou les gens croient qu'ils ne peuvent que se réaliser en s'affirmant le plus intensément possible, le font-ils réellement ou plutôt s'isolent dans leur réalité?
Parce que le paradoxe est là.
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